Cette section présente des informations sur différents sujets d'intérêt concernant le domaine agroalimentaire, l'agrotourisme et les produits du terroir. Vous y retrouverez des nouveautés agroalimentaires dans la région.

 

N'hésitez pas à consultez nos archives.

 

 

Il a fondé la plus ancienne épicerie en Amérique du Nord encore en activité

Moisan, Jean-Alfred. 25 décembre 1848, Québec -14 avril 1927, Québec

Si la ville de Québec est un joyau indiscutable du tourisme au Québec, l'épicerie J.A. Moisan est certainement un des fleurons du patrimoine de cette ville où notre histoire alimentaire a commencé. Après 137 ans d'activités, l'épicerie de la rue Saint-Jean, probablement le plus ancien magasin d'alimentation encore en activité en Amérique du Nord, est encore là, plus belle et florissante que jamais. Pour témoigner de l'envergure de son fondateur, Jean-Alfred Moisan. Et pour reconnaître la détermination et le savoir-faire de cet homme issu d'un milieu francophone modeste, à une époque où le commerce était l'affaire du milieu anglophone, riche et bien nanti.

 

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Via agro-écologie

Le mardi 4 mars à 19h, à l'Atrium du pavillon Charles-de Koninck de L'Université Laval, l'association étudiante VIA Agro-écologie, Esperamos Films et la Ferme Tourilli vous invitent à la présentation du plus récent court métrage du réalisateur Hugo Latulippe, Éric Proulx, Agriculteur.

 

Après les documentaires Bacon, le film et Ce qu'il reste de nous, le cinéaste-essayiste Hugo Latulippe propose un portrait réaliste d'un artisan fromager, chevrier paysan, face au contexte agro-alimentaire québécois actuel. La projection sera suivie d'une table ronde sous forme de discussion en présence du réalisateur, Hugo Latulippe, de Laure Waridel, co-fondatrice d'Équiterre et auteure, d'Éric Proulx, artisan fromager et de Guy Debailleul, professeur titulaire au Centre de Recherche en Économie Agroalimentaire.

 

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Hommage aux artisans chez Toqué!

Marie-Claude Lortie

La Presse

samedi 01 mars 2008

 

 

Connaissez-vous des producteurs d'argoutier? De sureau? Des cochons de Gaspor, ces petites bêtes nourries au lait chaud et tellement tendres dans l'assiette que les éleveurs, j'en suis certaine, doivent leur chanter des berceuses chaque soir avant d'aller faire dodo?

 

Mardi dernier, au Toqué!, dans le cadre du festival Montréal en lumière, le chef Normand Laprise et son associée Christine Lamarche ont choisi de rendre hommage aux producteurs québécois d'exception, ces fournisseurs artisanaux qui permettent au chef Laprise de faire au Toqué! une cuisine à la fois moderne et très ancrée dans le terroir d'ici.

On a donc invité les producteurs et cuisiné leurs produits. Et on a profité de l'occasion pour amasser des fonds pour les prix Renaud-Cyr, fondés il y a près d'une dizaine d'années maintenant dont l'objectif est d'encourager non seulement l'excellence en cuisine, mais aussi côté agricole.

Sont donc couronnés d'un côté les producteurs - comme Denis Ferrer du cerf de Boileau ou Anicet Desrochers-Dupuis du miel d'Anicet - et les chefs qui travaillent avec ces produits locaux - François Blais du Panache à Québec a gagné cette année - pour les mettre savoureusement en valeur.

Mardi, chez Toqué! , il y avait ainsi les propriétaires de Palmex, dont le foie gras figure depuis longtemps au menu du Toqué! . Il y avait les propriétaires du Verger du sureau, des fermiers biologiques qui veulent développer la culture et la mise en marché de ce petit fruit hautement populaire en Europe, notamment en Scandinavie. Normand Laprise en a profité pour inclure les fruits en question, en version glacée, dans un fort réussi cocktail d'hydromel la Cuvée du diable - producteurs gagnants du Renaud-Cyr 2000 - à la crème de cassis Monna de l'île d'Orléans.

Denis Ferrer, producteur du cerf de Boileau, était aussi présent, tout comme Alexandre Aubin et Carl Rousseau de Gaspor, dont le porc est autant cuisiné chez Daniel Vézina à Québec que chez Daniel Boulud à New York. Les producteurs du verger Au pré de l'argousier étaient aussi de la fête et le chef avait préparé avec leurs fruits un sorbet tout en acidité parfumée qui donne envie de revenir vers cette baie orangée.

Même les alcools servis au repas étaient canadiens, comme l'excellent vin rouge fortifié La Fortune, qui accompagnait le chèvre Cap Rond de la ferme Tourilli - un autre gagnant du Renaud-Cyr - ou l'Opalinois, un blanc québécois, servi avec des pétoncles à l'eau de melon, radis et mousse de sapin.


 

Flambée des cours du blé - Les boulangers québécois se préparent à hausser les prix

Photo Corbis

Mathieu Bruckmüller

Argent

19/02/2008

 

Flambée des cours du blé oblige, les consommateurs vont devoir faire face à une hausse importante du prix du pain au cours des prochaines semaines. Alors que la valeur du boisseau de blé a doublé en moins de deux mois, plusieurs boulangers de la province vont augmenter les tarifs de 5 à 15 %. «La situation est catastrophique. Les marges sont compressées et plusieurs artisans ont fermé boutique», signale Jean-Luc Breton, président du Conseil de la boulangerie du Québec.

 

Après avoir haussé les prix de 5 % une première fois en novembre, les boulangeries Première Moisson vont doubler la mise d'ici deux semaines. Même la baguette, qui avait été épargnée par la hausse précédente, n'y échappera pas. «Symboliquement, nous ne voulions pas que son prix passe au-dessus des 2 $, mais nous n'avons plus le choix», déplore sa présidente, Liliane Colpron.

 

«Dernièrement, plusieurs boulangeries à Laval affichaient une pancarte indiquant à leur clientèle qu'ils devaient augmenter le prix du pain de 6 à 8 %», relate Jean-Luc Breton. Plus radicale encore, la Boulangerie Saint-Méthode, dans la région de Thetford Mines, qui produit 250 000 pains par semaine, songe à augmenter ses prix de 15 % d'ici un mois, après une hausse de 4 % à la fin de l'année.

 

L'industrie semble croire que ces hausses répétées auront un impact limité sur le niveau des ventes. «Nos augmentations restent prudentes», dit Liliane Colpron. Jean-Luc Breton, aussi vice-président de Multi-Marques Québec, abonde dans le même sens: «Tous les boulangers ont travaillé très fort pour ne pas refiler bêtement l'augmentation du prix du blé aux clients. Ils ont réduit leurs dépenses par une meilleure logistique et l'acquisition de nouveaux équipements».

 

Reste que la profitabilité s'érode. Chez Première Moisson, la marge brute s'est affaissée de 3 % au cours des quatre derniers mois. Rien de dramatique encore, mais Liliane Colpron veut rétablir la situation au plus vite pour poursuivre son expansion à travers la province. Elle table toujours sur l'ouverture de deux magasins d'ici la fin du premier semestre: l'un à Laval pour la fin mars et l'autre au Quartier Dix30, à la mi-juin. Elle vise Québec et Ottawa pour le début de 2009.

 

Si l'avenir de Première Moisson n'est pas en péril, sa fondatrice s'inquiète davantage pour les petits boulangers qui n'ont pas les mêmes ressources financières. Sans donner de chiffres, Jean-Luc Breton confirme que plusieurs établissements ont mis la clef sous la porte ces dernières semaines. Et la débâcle ne fait peut-être que commencer. La semaine dernière, les cours du blé américain ont dépassé pour la première fois le seuil historique des 11 $ US, portés par des stocks mondiaux au plus bas. L'Australie a été aux prises avec une sécheresse pendant deux ans.

Jean-Luc Breton espère que la prochaine récolte, en octobre, va freiner les cours du blé, mais il ne se berce pas d'illusions: «Le boisseau de blé ne reviendra pas sous les 5 $ US comme il y a deux ans, un retour vers les 10 $ US semble plus plausible», dit-il.

 

Liliane Colpron espère qu'un futur gouvernement démocrate américain mettra, contrairement à la politique actuelle, un frein à la production d'éthanol, gourmande en maïs et en soya, et qui a détourné les agriculteurs de la production du blé.

 


 

Les poules et les canards en route vers la liberté

Maintenant, le MAPAQ est d'accord pour que les propriétaires d'oiseaux d'élevage les laissent à l'extérieur si une simple clôture les empêche de s'échapper dans la nature.

Annie Morin

Le Soleil

Québec

20 février 2008

 

Après deux ans d'une extrême prudence motivée par la crainte de la grippe aviaire, le Québec est prêt à donner un peu plus de liberté aux oiseaux d'élevage en assouplissant ses règles de confinement, réputées les plus sévères au monde.

 

À l'automne 2005, en pleine psychose de la grippe aviaire, le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) avait pris les grands moyens et obligé tous les éleveurs à garder leurs volatiles à l'intérieur pour éviter toute contamination par des oiseaux sauvages potentiellement porteurs du virus H5N1.

Cette mesure, qui n'avait pas d'équivalent ailleurs dans le monde, avait provoqué un tollé chez les petits éleveurs et les détenteurs d'une certification bio, qui tenaient à ce que leurs poulets, canards et autres oies prennent l'air.

Des assouplissements ont depuis permis à certains d'entre eux de remettre leurs oiseaux dehors, à condition qu'ils aient un toit ou un filet de pêche au-dessus de la tête et que leur enclos soit doublement clôturé.

Maintenant, le MAPAQ est d'accord pour que les propriétaires d'oiseaux d'élevage les laissent à l'extérieur si une simple clôture les empêche de s'échapper dans la nature. Ils devront toutefois continuer de manger et de boire à l'intérieur d'un bâtiment, comme c'était déjà le cas pour les autruches et les émeus. Un projet de règlement en ce sens a été publié la semaine dernière dans la Gazette officielle du Québec.

Isabelle McKenzie, médecin vétérinaire à l'Institut national de santé animale, explique ce changement de cap par l'évolution des connaissances scientifiques et la capacité des pays occidentaux à faire face aux éclosions de grippe aviaire. «En 2005, il y avait de grandes craintes. On ne connaissait pas les modes de transmission, ni le comportement des oiseaux migrateurs. Les scénarios étaient très pessimistes», rappelle le Dr McKenzie, soulignant au passage que «si le risque devient plus élevé, les gens devront retourner les oiseaux à l'intérieur».

Jacques Legros, propriétaire de la ferme Au bon goût d'autrefois, à l'île d'Orléans, et porte-parole de l'Union paysanne, se réjouit des assouplissements annoncés par Québec. Il rappelle que plusieurs petites fermes ont perdu de l'argent, sinon carrément fermé leurs portes, à cause du précédent règlement sur le confinement. Lui-même a dû réduire la taille de son couvoir de canards, d'oies et de dindons sauvages de 800 à 150 géniteurs et se lancer dans les produits du terroir pour survivre. «On retourne à la case départ. C'est cinq ans de travail à reprendre, et on n'a reçu aucune compensation», rage-t-il encore.

Michel Thériault, éleveur de poulets biologiques à Saint-Apollinaire, en rajoute : «Ces règles-là sont restées aussi longtemps parce qu'elles faisaient l'affaire de l'Union des producteurs agricoles, qui voulait faire valoir l'idée que les oiseaux, ça doit être gardé en dedans. Ça redorait le blason de leurs élevages industriels.»

Impassible, Pierre Fréchette, directeur général des Éleveurs de volaille du Québec, plaide encore pour la prudence. Son organisation, affiliée à l'UPA, voudrait que le MAPAQ impose une distance séparatrice entre les élevages à grande échelle et ceux de basse-cour «pour éviter tout risque de contamination».

Les intéressés ont 45 jours pour faire connaître leurs réactions au projet de règlement, après quoi il sera modifié ou adopté.

 


 

LES PRODUCTEURS DE L'ÎLE D'ORLÉANS et le ‘GOURMAND WORLD COOKBOOK AWARD'

Le ‘Gourmand World Cookbook Award' est un concours international qui récompense et honore ceux qui ‘cuisinent avec des mots'. Dans le monde, chaque année, 26 000 livres sur la cuisine et le vin sont publiés. Cette compétition évalue 6 000 livres provenant de 107 pays. Le livre ‘Les Producteurs toqués de l'île d'Orléans' a gagné au Canada dans deux catégories : ‘Best Culinary History Book' et ‘Best Local Cookery Book. Le gagnant de chaque pays compétitionne maintenant pour ‘The Best in the World'. Le résultats seront annoncés en mai 2008 lors d'un gala qui se tiendra en Europe.

 

Rappelons que le livre ‘Les Producteurs toqués de l'île d'Orléans' ou ‘Farmers in Chef Hats', puisque le livre est bilingue, est une initiative locale chapeautée par Linda Arsenault, accompagnée du chef Philp Rae de l'Auberge Le Canard Huppé et d'une trentaine de producteurs agricoles. Ce ‘best seller' lancé en mars dernier avait pour but de faire connaître les producteurs de l'île, de découvrir cinquante produits différents à travers 50 recettes, d'inciter les touristes à venir à l'île et enfin, promouvoir l'agriculture locale.

 

Vous pouvez vous procurer le livre en librairies, chez les Producteurs Toqués ou en ligne : www.producteurstoques.com

 

 

Pour information : Linda Arsenault, éditrice et conceptrice 

418.828.9412 ou 514.942.2152

info@producteurstoques.com


 

Le cidre de glace protégé

Environ 600 000 bouteilles de cidre de glace sont produites au Québec chaque année. Photothèque Le Soleil

Annie Morin

Le Soleil

Québec

 

Le gouvernement du Québec resserre les normes de production et clarifie les dénominations des boissons alcooliques à base de pommes dans le but de protéger le cidre de glace, produit phare du terroir québécois, contre les imitations bas de gamme.

 

« Ça nous donne une définition, une crédibilité. Ça vient faire le ménage dans les épiceries, les Costco et tous ces endroits » qui vendent des produits douteux, se réjouit François Pouliot, propriétaire de la Face cachée de la pomme, un des pionniers et des plus gros producteurs de cidre de glace de la province. C'est lui qui a piloté le dossier pour l'Association des cidriculteurs artisans du Québec.

 

Le projet de règlement sur le cidre et autres boissons alcooliques à base de pommes, publié cette semaine dans la Gazette officielle, correspond à ses attentes. Il établit les taux de sucre requis avant et après la fermentation du cidre de glace ainsi que sa teneur en alcool - entre 7 et 13 % -, en plus d'interdire la congélation artificielle. Le texte précise que « le titulaire qui fabrique un cidre de glace doit cultiver les pommes requises pour la fabrication de cette boisson alcoolique et exécuter à son établissement l'ensemble du processus de fabrication ».

 

Qualité discutable

 

Ces dernières années, le nom de cidre de glace a été apposé sur des boissons alcoolisées fabriquées à partir de concentrés de pommes importés ou de fruits placés au congélateur, auxquelles étaient parfois ajoutés du sucre, de l'eau, des arômes, des colorants...

 

« Le cidre de glace est un grand succès québécois. Il faut le protéger. Il y a des gens qui ont sauté dans le train qui vont devoir débarquer », dit Charles Crawford, propriétaire du Domaine Pinnacle, à Freligshburg.

 

Michel Pedneault, du verger du même nom à l'Îsle-aux-Coudres, se demande si des inspecteurs seront mandatés pour assurer le respect du règlement. « Il faut mettre tout le monde égal », dit-il, ajoutant que « c'est 10 fois plus d'ouvrage de travailler avec la vraie pomme gelée ».

 

Patricia Daignault, de la cidrerie Saint-Nicolas, se demande justement pourquoi le règlement n'impose pas un minimum de congélation naturelle aux fruits et déplore que des producteurs puissent continuer à utiliser la dénomination cidre de glace en plaçant des cuves de jus de pommes à l'extérieur quand la température est sous le point de congélation. Mme Daignault est de ceux qui devront sortir leurs produits des épiceries parce qu'ils n'affichent pas le bon taux d'alcool. « On devrait améliorer l'accès aux marchés au lieu de les restreindre », se plaint-elle.

 

Le cidre de glace est une des locomotives du terroir québécois. Il se vend en demi-bouteilles de 375 ml dont le prix varie généralement de 20 à 70 $. Environ

600 000 bouteilles sont produites au Québec chaque année, selon les estimations de François Pouliot. Plus de la moitié sont vendues par l'intermédiaire de la Société des alcools du Québec et presque le tiers est destiné à l'exportation.

 

L'Association des cidriculteurs artisans du Québec lancera sous peu un sceau de certification qui garantira au consommateur que le cidre de glace a été fabriqué selon les règles de l'art. Les premières étiquettes feront leur apparition sur les bouteilles cet automne. Ultimement, les cidriculteurs espèrent toutefois obtenir une des premières appellations réservées du Québec.


 

Le Mouvement Slow food, ou le plaisir de prendre le temps d'apprécier ce que l'on mange...

Slow Food est une association qui s'oppose à la culture de la fast-food qui standardisent les goûts et occulte les spécificités alimentaires au profit de la quantité et de la rapidité de consommation. Le mouvement, qui existe maintenant depuis une quinzaine d'année, se développe dans plusieurs pays compte maintenant des centaines de membres.

 

Slow Food aide les producteurs-artisans de l'agroalimentaire qui font des produits de qualité et encourage les initiatives de solidarité dans le domaine alimentaire. L'objectif de Slow Food est de développer un modèle d'agriculture moins intensif et nocif, capable de préserver et d'améliorer la biodiversité et d'offrir aussi des perspectives pour les régions moins riches.

 

Le Convivium est l'unité locale de Slow Food : c'est la voix d'un district qui possède une histoire culturelle et culinaire, et c'est la structure qui véhicule les idées Slow Food au niveau local. Les conviviums Slow Food organisent des événements comme des ateliers du goût sur les mets et les vins, des visites chez des producteurs, des dîners thématiques. Au Québec, nous possédons trois conviviums, soit à Montréal, à l'Université Concordia et dans Charlevoix.

 

(Informations tirées des Sites Internet de Slowfood France et Slowfood Québec)

 

Pour en savoir plus sur le sujet

 

Sites Internet

Slow Food (mouvement international) http://www.slowfood.com/

Slow Food Quebec http://www.slowfoodquebec.com/

Slow Food Canada http://www.slowfood.ca/

 

Ouvrages

Slow food, manifeste pour le goût et la biodiversité : la malbouffe ne passera pas!  par Carlo Petrini, 2005, 203 p.